La continuité écologique et piscicole

Les cours d’eau peuvent être divisés en trois zones suivant les espèces piscicoles que l’on y retrouve théoriquement :

  • Les cours d’eau à salmonidés, qui correspondent aux ruisseaux et rivières de montagnes, non navigables. Les eaux y sont fraiches, peu profondes et un courant important apprécié par les truites fario (Salmo trutta fario), les saumons de fontaine (Salvelinus fontinalis) ou la lamproie de planer (Lampetra planeri) par exemple.
  • Les cours d’eau à cyprinidés d’eaux vives, que l’on retrouve en plaine. La température est tempérée et la profondeur est moyenne, les eaux y sont encore vives. On y retrouve le vairon (Phoxinus phoxinus), la vandoise, le chevesne, le barbeau fluviatile.
  • Les cours d’eau à cyprinidés d’eau calmes et de plans d’eau. Ils correspondent aux grands cours d’eau de plaine, profonds et eaux calmes. Le rotengle, la brème commune ou la tanche sont des espèces dominantes.

La réglementation sur la pêche au niveau national est adaptée au niveau du département en fonction des spécificités locales, notamment s’il y a des espèces emblématiques ou rares par exemple.

Ces règles varient en fonction de la catégorie piscicole (1e ou 2e catégorie), classé en fonction des peuplements piscicoles majoritaires. Ces classements sont connus des Associations Agrées de Protection de la Pêche et des Milieux Aquatiques (AAPPMA).

Classement en catégorie des rivières et des plans d’eau en fonction de leur population piscicole, exemple de quelques espèces inféodés (SMBA, 2020).

En résumé,

Les ruisseaux et plan d’eau sont sectorisés suivant leurs positions le long du cours d’eau. Sur le secteur de l’amont, proche des sources, les populations de salmonidés y sont dominantes dans des habitats d’eaux vives, frais et à substrat minéral. Lorsque les cours d’eau s’élargissent et que le courant se calme, le nombre d’espèces augmentent, dominées par les cyprinidés et les carnassiers. Dans le but de pérenniser la ressource piscicole, la pêche est réglementée et encadrée, pour cela les masses d’eau sont divisées en catégories piscicoles : 1ère et 2e catégorie.

Plus d’information sur le site de la fédération de pêche du Tarn.

La préservation des milieux aquatiques et des populations aquatiques sur le bassin de l’Agout et dans le Tarn : 

La fédération départementale de pêche du Tarn et le syndicat mixte du bassin de l’Agout participent à l’inventaire des populations piscicoles (par une méthode non-létale de la pêche électrique) et à des actions de gestion de milieux.

L’Agout, important affluent du Tarn, est une rivière qui abritent une large diversité piscicole, de nombreux cyprinidés, des carnassiers et également des truites fario. La moule perlière (Margaritifera margaritifera), espèce patrimoniale et classée « en danger » d’extinction, a besoin de la truite pour finaliser son cycle biologique.